La Ville de Saint-Palais-sur-Mer travaille au quotidien pour garantir la qualité de ses eaux de baignade. Plusieurs certifications en attestent. Focus sur le dispositif de contrôle et de gestion quotidien.
Le 10 juillet 2025, la Ville a reçu le renouvellement de sa certification Démarche qualité des eaux de baignade, suite à un audit de surveillance annuel.
Cette certification, créée par le ministère de l’Environnement, récompense la collectivité pour l’ensemble des moyens de contrôle et d’information, en temps réel, mis en place pour protéger la santé des baigneurs. La municipalité est auditée annuellement au regard de sa stratégie d’autosurveillance, de son information vis-à-vis du public et de la pertinence de son plan d’action.
Cette certification exigeante concerne les plages du Bureau, du Platin, de la Grande Côte, des Combots et de Nauzan (plage partagée avec Vaux-sur-Mer).
Si interdire préventivement et temporairement la baignade reste impopulaire, la municipalité privilégie néanmoins la sécurité sanitaire de ses baigneurs.
Pour garantir une eau conforme aux standards qu’elle a édictés, l’Europe impose des contrôles sanitaires. En France, le ministère de la Santé mène cette surveillance via l’Agence Régionale de Santé (ARS).
Ces analyses bactériologiques sont effectuées par des laboratoires départementaux agréés. Les bactéries recherchées sont E-Coli et les entérocoques. Les résultats, obtenus 48 heures après le prélèvement, sont affichés obligatoirement en deux lieux : les postes de secours et la mairie. Les eaux de baignade sont classées en qualité « excellente », « bonne », « suffisante » ou « insuffisante » selon les résultats des quatre saisons précédentes.
Résultats de l’ARS concernant la qualité des eaux de baignade pour l’année 2025 :
Les plages du Bureau et de Nauzan : classement « BON »
les plages du Platin, de la Grande Côte et des Combots : classement « EXCELLENT »
43 prélèvements en mer ont été réalisés sur les plages Saint-Palaisiennes par l’ARS en 2020. Au titre de ces résultats, elles obtiennent pour la saison 2020 :
le classement « EXCELLENT » pour les plages de Nauzan, du Platin, de la Grande Côte
Le classement des eaux de baignade s’effectue à la fin de la saison balnéaire de l’année en cours. Seuls les résultats du contrôle sanitaire portant sur les paramètres E. Coli et entérocoques sont comptabilisés. La méthode de calcul du classement prend en compte les résultats obtenus sur les 4 dernières années.
Des autocontrôles complémentaires
En complément, la Ville de Saint-Palais-sur-Mer dispose d’un système d’autosurveillance des sources de pollution et de la qualité de l’eau de baignade, venant en complément à la vigilance réglementaire. La Ville procède à des autocontrôles (hebdomadaires et bimensuels selon les plages de mi-juin à mi- septembre) réalisés par le groupe Saur/CER, en mer ainsi que dans les réseaux d’eaux pluviales. Un contrat annuel d’environ 11.000 € a été signé avec la CER pour vérifier la qualité des eaux de baignade : 105 analyses ont été réalisées sur l’année 2019 (70 en mer et 35 dans le réseau des eaux pluviales).
FOCUS SUR : des interdictions préventives temporaires basées sur le principe de précaution
La plage du Bureau, contrairement aux autres plages saint-palaisiennes, bénéficie d’un protocole spécifique au vu de ses caractéristiques : sa configuration en conche, sa proximité immédiate avec le centre-ville et la présence d’un exutoire d’eaux pluviales (au niveau des rochers).
Ce dernier point fait l’objet d’une vigilance particulière. En effet, en cas de pluviométries importantes dépassant les seuils de 8mm/24h et/ou de 5mm/h, seuils définis par notre profil de vulnérabilité et dans le cadre de la certification « Démarche qualité des eaux de baignade », la baignade doit être interdite de façon préventive. Le réseau des eaux pluviales pouvant potentiellement déverser des déchets et bactéries stagnants jusque-là.
La pollution n’est pas avérée, mais le principe de précaution s’impose.
1. La qualité des eaux de baignade peut être affectée par des raisons liées aux réseaux d’eaux pluviales :
Un défaut de raccordement des maisons individuelles au réseau d’assainissement (par exemple l’évacuation des eaux usées se réalise dans le réseau d’eaux pluviales).
Le lessivage des sols en cas d’abats d’eau (des déjections animales et autres déchets organiques déplacés par la pluie s’introduisent dans les réseaux d’eaux pluviales puis vers les plages).
L’état matériel des réseaux d’eaux pluviales et/ou d’assainissement.
2. La qualité des eaux de baignade peut être affectée par une défaillance potentielle du système d’assainissement (compétence de la Cara) :
En cas de défaillance exceptionnelle des pompes de relevage (débordement en cas d’un fort abat d’eau ou de panne mécanique), cela pourrait impacter la qualité des eaux de baignade. Néanmoins, le système est sécurisé par télésurveillance et chaque poste dispose de deux pompes et d’un groupe électrogène de secours en cas de besoin. Certains postes disposent en outre d’un bassin tampon pour prévenir tout risque de débordement.
De même, en cas d’incident exceptionnel concernant le traitement des eaux usées du système d’assainissement de Saint-Palais-sur-Mer – Les Mathes, la qualité des eaux de baignade pourrait en être affectée. Les eaux traitées étant rejetées au Puits de l’Auture.
Des prélèvements y sont réalisés deux fois par semaine en période estivale et deux fois par mois le reste du temps, conformément à la réglementation. Pour la dernière saison estivale (du 5 juin au 26 septembre 2019), 100% des analyses bactériologiques étaient dans les normes de rejet. A cela s’ajoute des analyses effectuées en amont et en aval du rejet.
En conditions normales, le système est suffisamment dimensionné pour gérer l’augmentation de population estivale, absorbée notamment par la mise en service de la station d’épuration des Mathes.
3. La qualité des eaux de baignade peut être aussi affectée par une source de pollution plus diffuse en provenance de l’estuaire de la Gironde :
Les analyses réalisées en 2018 ont signalé une situation globale dégradée sur le pays royannais, touchant les communes de Saint-Palais-sur-Mer, Royan, Saint- Georges de-Didonne, Meschers et Vaux-sur-Mer. A la demande des maires des communes concernées, le département de la Charente-Maritime a engagé avec le laboratoire QUALYSE et en collaboration étroite avec l’ARS une enquête dans la partie charentaise de l’estuaire (120.000€). Celle-ci n’a pas permis, pour l’instant, d’en identifier formellement la cause.
Les maires ont décidé, le 3 juin 2020, de saisir la préfète de région afin qu’elle missionne le SMIDDEST (Syndicat mixte du développement durable de l’estuaire) pour élargir l’étude à la partie girondine de l’estuaire.